• Voeux 2016

    Bonne et heureuse année 2016

    J’ai souhaité cette année parodier, pour mes vœux 2016, la tirade du nez qui pour moi est un chef d’œuvre.

    Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand est une pièce de théâtre parmi mes préférées c’est donc pour lui rendre hommage et pour vous faire sourire que je me suis risqué à ces quelques facéties. 

    Je vous souhaite à tous la bonne année 2016

    Ah ! Non ! C’est un peu court, jeune homme !
    On pouvait dire... Oh! Dieu!... bien des choses en somme.
    En variant le ton, par exemple, tenez:

    Agressif : Moi Monsieur si je dis « la bonne année ! »

                      Cette formule est pour toi tout aussi destinée.

                      Alors la ramène pas et c’est définitif

                      Accepte ! Où sinon, je te colle un bourre-pif

     

    Amical : Reçois donc mon ami mes vœux les plus joyeux

                   C’est un peu lapidaire, n’en soit pas sourcilleux

                   Allez vient dans mes bras, je te bise sous le houx

                   Ne crains pas mon haleine, j’ai sucé un cachou.

     

    Descriptif : Bissextile cette année, trois cent soixante-six jours

                        Douze mois, cinquante-deux semaines et deux jours

                        C’est du travail en plus disent les pessimistes

                        Mais on vit plus longtemps disent les optimistes

     

    Curieux : Te souhaitant mon ami : bonne année bonne santé

                     J’ignorais le disant que t’étais un coquin

                     On t’a mis en prison qui se nomme la Santé

                     Je n’en fais plus de vœux,  j’ai peur d’être un devin

     

    Gracieux : Tu es douce, tu es belle et brille de mille feux

                       Petite année nouvelle. Je te fais les doux yeux

     

    Truculent : Année nouvelle, es-tu la déesse qui dirige

                        La valse quotidienne des saintes et des saints

                        A moins que tu ne sois, Vénus Callipyge

                        Aussi belle des fesses, que sont fermes tes seins

     

    Prévenant : On dit que chaque année, ménage ses surprises

                        On les aime parfois ou elles nous terrorisent

                        Alors en deux mille seize laisse-moi te protéger

                        De tous ces médisants qui veulent te dénigrer

     

    Tendre : Une nouvelle année, c’est un petit bébé

                    Qui apporte la joie, il suffit de l’aimer  

     

    Pédant :   Souhaiter la bonne année, c’est un peu trop commun

                      Laissons les petites gens, s’en charger dès demain

     

    Cavalier : Je te souhaite en riant, bonne année, bonne santé !

                      Et rajoute, c’est navrant : goutte au nez toute l’année !

     

    Emphatique : Au-delà des planètes et jusqu’au bout des cieux

                            Que l’année se révèle une envoyée des dieux

     

    Dramatique : Et si elle n’est pas bonne, cette année qu’on célèbre

                            Le réveillon n’est plus qu’une veillée funèbre

     

    Admiratif : Petit plat dans les grands, smoking, nœud papillon

                       Tu es de tous nos hôtes, le roi du réveillon

     

    Lyrique : Offenbach a créé en voyant toute cette bouffe

                     La meilleure parodie de ses opéras-bouffe

     

    Naïf : S’embrasser sous le gui, porte bonheur dit-on

              Je n’en ai pas trouvé, me voilà tout couyon

               Réjouis-toi dit ma femme, et ne sois plus chagrin

               Le voisin en possède, il m’en donnera un brin          

     

    Respectueux : C’est à vos pieds mon cher que je dépose mes vœux

                              Ils sont les plus sincères et très respectueux

     

    Campagnard : Qui sème aux quatre vents les plus joyeux des vœux

                              Récoltera souvent  les fruits les plus juteux

     

    Militaire : Que le clairon résonne de ses notes les plus claires

                      Pour annoncer la paix, cette idée visionnaire  

     

    Pratique : J’ai mon crayon, j’ai mon carnet, je suis fin prêt

                      À t’offrir mes vœux les plus croquignolets

    Enfin, parodiant Pyrame en un sanglot :

    Deux mille quinze est mort, que vive deux mille seize

     

    Je vous embrasse affectueusement

    Michel dit Fabulgone

     

    Voeux 2016

     

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :