• Santiago - La pharmacie Lopez enthousiasme la foule

    DERNIÈRE MINUTE n° 31 – Où les troubles à l’ordre public se soignent au sirop de tolu

    De Santiago du Chili :

    Afin de préparer au mieux sa rencontre avec le président de la République française, M. Francisco Lopez échange actuellement, à longueur de journée, de mystérieux coups de téléphone avec les magasins les plus luxueux et les usines les plus snobs de la capitale.
    Avide de savoir, une foule de plus en plus dense envahit désormais la chaussée, rendant ainsi toute circulation impossible. Pour limiter les dégâts, la police a d’abord placé l’avenida San Martin en sens interdit à chacune de ses deux extrémités. L’avant-veille du surlendemain, devant l’inefficacité de la mesure, elle l’a mis à double sens unique. Bien entendu cela n’a pas arrangé les choses. En bon citoyen soucieux de rétablir l’ordre, M. Francisco Lopez a alors actionné sa pompe à sirop de
    tolu*, ce baume provenant des forêts les plus proches, et a copieusement aspergé ses fidèles supporters qui l’on aussitôt acclamé pour ce geste si démocratiquement adoucissant.

    À suivre...

    Tout ce qui est écrit ci-dessous est rigoureusement autenthique ce qui démontre la rigueur de Pierre Dac dans sa loufoquerie épistolaire.

    * Le baume de Tolu est obtenu à partir d’un arbre originaire du nord de l’Amérique du Sud, Myroxylon balsamum (ou Myroxylon toluiferum). Il est surtout utilisé pour son action antiseptique (il combat les microbes qui colonisent la peau et les muqueuses) et expectorante (il dégage les voies respiratoires). On l’administre aux personnes qui présentent une inflammation des bronches (bronchite), de la trachée (trachéite) ou du larynx (laryngite). Le baume de Tolu permet aussi de traiter les infections rénales (pyélonéphrites) et les inflammations de la vessie (cystites). Il est parfois administré aux personnes tristes ou qui ont perdu un être cher afin de soulager leur peine. Le baumier de Tolu est un arbre dont le tronc mesure entre 15 et 20 m de haut. On le trouve surtout au Venezuela et en Colombie, en particulier près de la ville colombienne de Santiago de Tolú. Pour prélever le baume, on réalise une incision profonde en forme de V dans l’écorce. La résine durcit au contact de l’air et devient molle lorsqu’on la chauffe. Elle dégage une odeur agréable qui rappelle celles de la cannelle et de la vanille.


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