• 21 - Les tables Claudiennes

    A la mort de l'empereur Auguste, Tibère régna de 14 à 37. En ces périodes troublées, celui-ci avait vécu jusqu'à septante neuf ans ce qui était vraiment un exploit. Caligula lui succéda mais seulement pendant trois ans, dix mois et huit jours avant d'être assassiné le 24 janvier 41 dans sa vingt-huitième année par les soldats de sa garde prétorienne. Despote et fou, il avait beaucoup éliminé dans son entourage en faisant exécuter ou bannir ses proches et par provocation, il avait sublimé son cheval invictus qu'il avait installé dans une écurie de marbre avec une mangeoire en ivoire ; on lui prêtait le projet d'avoir voulu élever son animal favori au grade de consul. Ce fut dit-on la goutte d'eau qui mit le feu aux poudres, ou l'étincelle qui fit déborder le vase et réciproquement et surtout la cause de son assassinat. C'est ainsi que l'improbable se produisit avec la nomination de Claude fils de Drussus et d'Antonia la Jeune, fille de Marc-Antoine et d'Octavie. 

    22 - Les tables ClaudiennesClaude était né à Lugdunum en 10 av. J.C.. Il fut le premier empereur né hors de Rome. Bègue, son infirmité le sauva des purges qui eurent lieu pendant les règnes de ses deux prédécesseurs car il était considéré comme inoffensif. Il se montra pourtant un administrateur capable et un grand bâtisseur agrandissant l'empire de cinq nouvelles provinces, la Bretagne (Britannia), la Lycie, la Maurétanie, le Norique et la Thrace. Mais surtout, et cela nous concerne, il étendit le droit de citoyenneté romaine à de nombreuses cités de nos provinces gauloises. 

    Fabulan n'avait pas choisi d'évoluer dans le milieu militaire. Administrateur, il aimait l'écriture, les spectacles et de temps à autre produisait et mettait en scène des parodies avec ses marionnettes pour le plus grand plaisir des enfants. Il avait adopté le personnage fétiche de ses débuts, qu'il avait finalement baptisé Guignaule lequel était toujours accompagné de son amis buvanvin, Legnaffre. Les histoires se terminaient toujours avec une sévère correction du méchant qui recevait force coups de tavelle sur le coqueluchon sous les rires et les applaudissements des petits mamis. Fabulan figurait parmi les érudits de son époque et les notables de la cité ; il était écouté et respecté par les représentants de Rome comme par exemple le duumvir (magistrat supérieur des colonies ou des municipes remplissant les fonctions équivalentes à celle des consuls de Rome et qui en a le rang) dont il était le principal conseiller en sa qualité de décurion. L'administration était dévolu aux romains et donc à certains patriciens gaulois qui en avaient acquis la citoyenneté en exerçant les fonctions de questeurs (finances, impôts...), d'édile (ravitaillement, marchés, thermes, entretien des voiries, des bâtiments public...), décurions (magistrature, religion, législature, nominations honorifiques ou d'ambassadeurs...). Pour fonctionner, ils employaient bien sûr des Ségusiaves qui pouvaient selon leur rang accéder à des fonctions d'encadrement ou de conseillers. 

    Fabulan avait également été désigné comme légati (délégué) représentant les Ségusiaves de Lugdunum au Tres provinciare Galliae le Conseil des Trois Gaules composé des soixante représentants des peuples gaulois qui se réunissaient au Sanctuaire fédéral construit en 19 av. J.-C. à la confluence, c'est à dire dans le district de Condate au bas des pentes du côté méridionale de la Croix-Rousse. Cette institution présentait un double avantage : permettre d'avoir l'écoute de Rome et de l'Empereur et forger un sentiment d'identité nationale par sa représentativité des intérêts provinciaux auprès de l'administration centrale. 

    L'empereur, séjourna plusieurs fois à Lugdunum entre 43 et 47 au cours de sa conquête de la province de Britannia. En 47, à l'issue de la réunion annuelle du Conseil des trois Gaules, il rencontra Fabulan dont la fidélité à l'empire était reconnue. Ils eurent un entretien privé qui contribua à encourager Claude dans sa volonté d'étendre la citoyenneté romaine à de nombreuses autres cités provinciales de la Gaule chevelue. Lyon avait déjà ce privilège et les collègues de Fabulan, légatis du Conseil lui avaient demandé d'en parler à Claude. 

    " Fais-moi envoyer à Rome une requête que je soumettrai au sénat en ma qualité de censeur." déclara Claude  

    Ce fut fait et l'empereur gallophile, dans un vibrant plaidoyer, obtint un sénatus-consulte 22 - Les tables Claudiennesaccordant la ius honorum (éligibilité au rang de sénateur) à certains dignitaires de la Gaule chevelue ce qui revenait à étendre la citoyenneté romaine aux soixante peuples gaulois. C'est grâce à la reconnaissance des délégués des nations gauloises que ce discours fut retranscrit et gravé sur une table de bronze et placée dans le Sanctuaire fédéral des Trois Gaules. Les deux fragments des Tables claudiennes qui furent retrouvés en 1528 sont aujourd'hui conservés au Musée gallo-romain de Fourvière et une copie moulée est également visible dans la cour d'honneur du Musée de l'imprimerie, rue de la Poulaillerie à Lyon. 

    A suivre...


  • Commentaires

    1
    ginie la pie
    Jeudi 24 Avril 2014 à 09:27
    éh éh je suis preums !!! alors moi je connais bien le chevelu car y en a une qui est venue me coiffer hier pfffpffff oh oui je sais inculte la pie ignarde aïe!!! bon sinon pipa je sais pas si t'es au courant mais sur ton texte tu as des petits zigouigui et évidemment curieuse comme je suis j'ai cliqué et me suis retrouvée avec une enquête de quelques secondes et pour me remercier j'ai failli gagner un ipod que je sais même pas vraiment à quoi ça sert mais bon ensuite il fallait que je paie un euro et zoup j'ai vite zappé. J'espère que tu vas bien et pas trop pris par toutes tes activités il fait beau tu dois aussi te promener à lugdunum !!! plein de bises.............FLAP FLAP FLAP
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